C’est souvent la course au bonheur ! Et comme on ne vit pas dans le monde des Bisounours, nous rencontrons naturellement quelques éléments qui entravent notre chemin.
Avant de nous plonger dans les actions qui aident à nous sentir bien, il est déjà très utile de cerner les obstacles connus et reconnus, ceux qui viennent nous bloquer la route alors même qu’on a décidé d’être heureux !
Psit 🤫 : attention, cet article n’est pas une injonction au bonheur, ni à « être la meilleure version de soi-même »… à lire jusqu’au bout !
Existe-t-il une définition du bonheur ?
Si on écoute le mot « bonheur », on peut déjà en déduire qu’il se trouve… à la bonne heure. Mais quand est-ce donc la bonne heure ? Et bien, c’est la seule que l’on vit réellement, c’est donc celle de l’instant présent. Pour les plus analytiques, il est aussi intéressant de jeter un oeil sur les théories du bien-être pour comprendre… ce sentiment subjectif de bien-être : Voici en résumé 2 conceptions intéressantes (la théorie point trop n’en faut 😶🌫️) :
– L’hédonisme : qui renvoie à la recherche de plaisir, de confort, de divertissement, de satisfaction dans l’instant.
– L’eudémonisme : qui celle-ci, renvoie à un mode de vie qui prône la réalisation de sa vraie nature, l’épanouissement de son potentiel. Elle correspond plus à un processus dans lequel les activités choisies, captivantes, et ayant du sens permettent d’atteindre un niveau de bien-être plus élevé dans la durée.
(Euh… choisies : Tant que possible bien sûr, le 100% serait un objectif quelque peu inatteignable…).
👍 Oui, jouer sur les 2 tableaux est une option tout à fait envisageable ! 😀
Mais à quoi ça sert d’être heureux ?
Et bien le bonheur aide à vivre en meilleure santé et plus longtemps ! (Étude réalisée sur 678 religieuses pendant 14 ans, de 1986 à 2000, Snowdon & Kemper (2000)).
📣 Je vous entends d’ici : « oui mais les religieuses, ce n’est pas une population de référence, elles sont dans un contexte particulier, privilégié… etc etc ».
Certes.
Je recherche donc les références complémentaires qui permettent de mettre en lumière ces éléments issus de la psychologie positive (la science, pas la pensée bisounours). Je mettrai les références en commentaire. 😉
Ce qui ressort des travaux de la psychologie positive, c’est que le bonheur ressenti nous permet :
- plus de persévérance
- plus de créativité
- une auto-régulation facilitée
- plus de succès
- des comportements plus altruistes
- d’être plus sociable
- une amélioration du système immunitaire
En bref… de nous sentir mieux !
Ok, donc ça vaut le coup d’essayer. Et 4 obstacles sont identifiés sur ce chemin, c’est ça ? Oui tout à fait :
Obstacle n°1 : Le biais d’habituation
😱 Le titre peut faire peur, mais dit simplement :
Quand on vit un flux d’émotions positives liées à un changement de vie, l’adaptation et l’habitude ramènent, après quelques temps, le bonheur à son niveau de base.
💍 Par exemple, les personnes qui se marient ont une augmentation de leur niveau de bonheur au moment du mariage et pendant quelques mois. Et au bout de 2 ans, leur bonheur revient au même niveau qu’avant le mariage ! (Lucas et Al., 2003, et Lucas et Clark, 2006).
Il en est malheureusement de même après un gain au loto ainsi qu’après une augmentation de salaire.
Obstacle n°2 : Les attentes
Les évènements positifs (ou négatifs) de la vie viennent modifier notre niveau d’attentes : Lorsque l’on vit des circonstances qui nous rendent heureux, comme par exemple l’installation dans notre super nouvelle maison, nous avons tendance, au fil du temps, à considérer ces circonstances comme acquises.
➡️ Nos sources de bonheur sont ainsi minimisées (car ils est acquise cette maison et il est acquis ce mode de vie !) et notre niveau d’attentes continue, lui, à augmenter.
➡️ De la même façon, on peut maximiser les sources du malheur : On perçoit plus négativement les difficultés, et le niveau d’attentes ne diminue toujours pas.
Finalement, l’écart entre nos réalisations et nos aspirations a toutes les chances d’augmenter au fil du temps… et le sentiment de bien-être risque de s’éloigner.
En prendre conscience est déjà une bonne façon de reprendre de l’objectivité sur nos réalisations et nos aspirations. 😉
Obstacle n°3 : La comparaison sociale
Notre système aime tant aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs 🏡.
« Elle a des enfants qui mangent bien, dorment bien, et ne sont jamais malades… Il gagne plus que moi alors qu’il a moins d’expérience… Ils ont les moyens de voyager… Elle a le temps de prendre soin d’elle… » Être envieux de la situation d’autrui est somme toute assez commun. 👀 Mais en quoi est-ce utile ? Le malheur des autres renforce-t-il notre bonheur ? A priori non. 👉 Alors, à quoi cela mène-t-il ? Frustration, perte de confiance, rivalités, sentiment d’imposture… et j’en passe.
En bref, quand notre cerveau commence à comparer notre situation avec celle de notre collègue, on peut le remercier pour cet intérêt pour son congénère, et revenir à la seule comparaison utile pour soi : soi 😀. Comment étais-je il y a 6 jours, 6 mois, 6 ans ? Qu’ai-je utilisé comme ressources pour avancer, sur quelles qualités me suis-je appuyé.e ? Comment suis-je maintenant ? Quelle émotion ? Des tensions, une gêne, à quel endroit ? Quel est le message maintenant ? #serecentrer
Obstacle n°4 : Le biais de négativité
Notre cerveau s’est donné une mission : nous permettre de percevoir les dangers afin d’assurer notre survie !
Il privilégie donc les informations négatives : Celles-ci arrivent plus facilement à l’esprit, elles restent, elles nous inquiètent.
De la même façon, les émotions désagréables l’emportent sur les émotions positives : Ainsi, perdre de l’argent, être abandonné par ses amis et recevoir des critiques a plus d’impact que de gagner de l’argent, avoir des amis et recevoir des éloges (Baumeister, 2001).
👀 Quand on en a conscience, il est déjà plus facile de remercier son cerveau pour les informations négatives qu’il nous propose, et de s’atteler à percevoir aussi le positif 😉.
Pour conclure
Ce sont tous des biais cognitifs, des problématiques liées à trop d’intellectualisation, trop d’enfermement dans l’écoute de notre cerveau.
Et si on écoutait un peu plus notre corps ? Celui-ci aurait-il des solutions pour contourner ces obstacles ou les surmonter ?
De toute évidence oui !
💎L’approche ActionTypes® est psycho-corporelle, elle permet l’épanouissement personnel et professionnel par l’utilisation du mouvement. Elle permet de libérer les potentiels avec une équipe au top : le binôme corps et l’esprit. 😉
👉 J’ai donc rédigé un article pour conclure que l’association corps-esprit aide à mieux avancer sur le chemin du bonheur ?
Même pas… Car je partage en fait les mots de Thich Nhat Hanh :
✅ « Il n’y a pas de chemin vers le bonheur ; Le bonheur est le chemin. »
Il s’agirait donc plutôt de le désacraliser : Le bonheur n’est pas un état statique. Il correspond plutôt à quelque chose de mouvant, traversé par des émotions désagréables, des peurs, parfois de la souffrance, et nos vulnérabilités.
Et AVEC tout ça, on vit… à la bonne heure !
🙏 Merci de votre lecture et à bientôt pour plus d’actions concrètes qui augmentent le niveau de bien-être !
