Pour vous, quelle est la couleur du courage managérial ?
Vous remarquerez ces 4 photos, et peut-être l’une d’entre elles attirera votre oeil plus que les autres quand vous pensez au courage managérial… En regardant ce visuel après lecture de l’article, votre oeil accrochera-t-il la même photo ?
Le courage est défini comme une force de caractère qui permet d’affronter le danger, les circonstances difficiles. Dans le contexte d’un manager, la capacité à relever les situations difficiles peut prendre plusieurs formes :
1- Oser sortir de son bureau
- Aller sur le terrain, au risque d’avoir des remontées de dysfonctionnements de la part des équipes.
- Ecouter, écouter, écouter.
- Appeler des clients ou répondre à leurs appels.
- S’intéresser aux pratiques d’environnements différents.
2- Oser dire les choses
Le courage managérial, c’est aussi savoir dire ce qui va, ce qui ne va pas, avec mesure, à la bonne personne… et au bon moment.
La méthode DESC de Gordon H. Bower est un excellent outil pour formuler une critique constructive :
- Décrire les faits, de manière objective : « Nous avions RDV à 16h, vous arrivez à 16h30, et c’est la 2e fois. »
- Exprimer son ressenti et son besoin : « Ça me donne le sentiment que mon agenda a moins d’importance, et j’ai besoin de partir à l’heure pour récupérer mon fils. »
- Suggérer une solution : « Peut-on convenir que vous me préveniez de vos retards ? »
- Conclure positivement : « Merci, comme ça je serai vraiment disponible lors de nos échanges. »
3- Oser passer pour un « mauvais élève »
Il existe un syndrome répandu dans les entreprises : l’élève modèle. Approuvé, mais dénué d’esprit critique. Un manager courageux s’autorise toutefois à :
- Dire qu’il ne sait pas, puis entreprendre.
- Demander de l’aide plutôt que d’afficher un contrôle permanent.
- Évoquer ses inquiétudes ou ses erreurs : l’humilité prouve la capacité à prendre du recul.
4- Oser un avis différent, voire une idée pourrie
« L’idée advient quand la pensée se relâche ». Échanger, jouer, bouger et rire ensemble facilite l’émergence de nouvelles idées. Mais comment oser partager une idée divergente ? Si vos convictions diffèrent de celles de votre hiérarchie, les exprimer est une opportunité d’alignement avec vos valeurs.
5- Oser communiquer sur les sujets sensibles
La transparence est attendue par les collaborateurs. Pour développer cette communication « vraie », voici quelques pistes :
- Prévoir des rites et rythmes dédiés (espace de parole libre).
- Co-construire le cadre avec les équipes (non-jugement, respect).
- Questionner les silences : « Est-ce une absence d’avis ou un pavé dans la mare qui arrive ? »
- Accepter que certaines questions « piquent » et l’exprimer avant de répondre. Le corps parle souvent avant nous ; pour en savoir plus, découvrez l’approche ActionTypes®.
6- Oser la confiance
Si la confiance n’est pas installée, il peut être utile de :
- Partager des expériences communes pour mieux se connaître.
- Rassurer via des éléments de cadrage clairs (rôles, règles, organisation).
- Développer l’ouverture dans les relations et diminuer les rigidités.
- Ancrer la confiance via des feedbacks réguliers et un collaboratif sincère.
7- Oser se planter, même en public
Danser ses victoires, et danser ses essais… Finalement, le terme « courage managérial » est peut-être inadapté : l’audace managériale ne serait-elle pas plus appropriée ?
Alors, quelle photo choisissez-vous maintenant ? 😉
Merci de votre lecture ! N’hésitez pas à me contacter pour toute question ou échange de points de vue.
